lundi 31 août 2009

Bruce Lee contemporain

Jeudi le 27 août dernier avait lieu la remise des ceintures suite au premier passage de grade pour le groupe de débutants du club de karaté du quartier.

William et son ami Étienne ont joint le groupe de karaté style Shotokan seulement que depuis le mois de juillet. Ils ont tous les deux rapidement rattrapé le groupe si bien que leur Sensei les a jugés aptes à tenter de passer l'évaluation pour l'obtention du grade supérieur ce qu'ils ont tous deux réussi avec brio. Il faut dire que nos deux Jet Li n'étaient pas tout-à-fait néophytes en la matière, William ayant pratiqué le karaté Kenpo auparavant et Étienne le Tae kwon do.

Leur Sensei est vraiment bien. Le monsieur se consacre entièrement à son art et je le soupçonne même d'y être marié. Par contre, il y a des différences fondamentales dans la façon d'enseigner entre l'approche française et l'approche nord-américaine. D'abord, comme j'ai pu l'observer pour l'école, le karaté, le soccer ou la natation, ici l'enseignement primaire est vraiment axé sur la maitrise presque maladive des bases donc très technique. Au Québec, comme j'ai aussi pu l'observer pour les mêmes activités et aussi pour le hockey, l'enseignement est plus intuitif, plus créatif et fait appel davantage au talent naturel des individus. Deuxième grande différence, les français sont râleurs. Ils critiquent et interpellent tout le temps, et rabaissent même assez souvent pour faire la discipline et ramener le groupe ou un individu à l'ordre. Alors que ce serait souvent inacceptable au Québec, c'est tout-à-fait normal ici. Un professeur va traiter un enfant de 6 ans d'andouille s'il ne se tient pas bien en classe et ce même si les parents sont là. ''Qu'est-ce que tu fous'', ''t'as un avion à prendre'', ''hé ho, tu dors'', etc. sont des interjections très communes auprès des jeunes.

Les deux approches ont des avantages et des inconvénients. Je pense que globalement, au Québec, les jeunes s'amusent plus mais, à part pour les plus talentueux, apprennent moins. Je pense aussi que la différence entre les meilleurs et les moins bons d'un même groupe est plus grande chez les québécois que chez les français. C'est probablement aussi pour ces raisons que le niveau général de la langue au Québec est plus faible que la France et ses territoires.

Ne soyons par contre pas alarmiste, la plupart des enfants s'intègre très bien à l'un ou l'autre des systèmes. Je dirais que le système français est probablement plus difficile pour les jeunes rebelles. William, Étienne et même David n'éprouvent donc aucune difficulté et ne voient pas une once de différence mais je ne suis pas convaincu que la petite Léna sera aussi docile...



L'avant dernier dans le fond.

Des vrais papes tant ils sont sérieux.

Étienne, le bon pote à William.

Approche petit chenapant.

J'ai rien fait monsieur.

Viens voir le monsieur, y va te donner des bonbons...

Félicitations pour ton passage de ceinture ti-will!

Qui a joué avec l'éclairage?

Que fais-tu là David?

Peace!


dimanche 30 août 2009

Mon ami Willy

Samedi le 29 août nous sommes sortis en mer avec des amis voir les baleines. La dernière fois que j'en avais vu c'était avec mon chum Martin à Matagami un samedi soir sur la piste de danse du motel éponyme du village...

Cette fois, il s'agissait par contre d'une lignée différente de baleines à bosse qui évoluent plutôt dans le milieu marin. Du début août à mi-septembre, les baleines à bosses viennent faire leur périple annuel en Nouvelle-Calédonie que se soit pour se faire saillir ou pour mettre bas l'année suivante car la période de gestation de ces mammifères est de 11 mois. Même si on les a vus de loin, ces animaux demeurent impressionnants. Faut dire qu'aller voir les baleines la fin de semaine en période de pointe reste un coup de dé par rapport à la qualité du spectacle. Les bateaux se bousculent et les baleines sont imprévisibles.

Par exemple, lorsque nous avons jeté l'ancre, nous avons vu au loin un ou deux cétacés offrir un spectacle que les occupants d'une goélette se souviendront toute leur vie. Pendant 5 - 10 minutes, les baleines se sont énervées et bondissaient littéralement hors de l'eau tout près de la goélette. Imaginez voir un bétail de 40 tonnes et 50 pieds de long sortir complètement hors de l'eau sous vous yeux et presque vous arroser alors qu'on est tout excité de voir un crapet soleil faire un remous à la surface d'un étang pour croquer un misérable insecte! Le temps qu'on remonte l'ancre et qu'on mette le cap vers l'action que c'était déjà fini.

Néanmoins, ce fût une journée magnifique. Nous avons quand même vu plusieurs baleines prendre l'air et une, entre autres, faire quelques galipettes en sortant son arrière-train (comme celle de Matag) mais je n'ai pu prendre de vraies bonnes photos de cet épisode car un ''TABARNAK'' de zodiac (le mot est très bien choisi!) est venu se foutre dans notre champ de vision lors de cette danse. Par contre, être sur un grand voilier sous un soleil radieux dans une mer pas trop agitée, avec des amis et des enfants émerveillés accompagné d'un bon lunch et d'un petit rosé, priceless!

Je vous laisse forger votre opinion de cette sortie par le biais des photos qui suivent. Par contre, je dois vous avouer que les 3 dernières ne sont pas de notre groupe mais plutôt d'un pêcheur de Koumac au nord du pays qui a observé un orque solitaire et a même glissé son appareil sous l'eau pour capturer Willy avec son objectif.

P.S.: Nous étions tout près du lieu de travail de Sylvie pour cette sortie. Nous avons d'ailleurs pris une photo de la partie portuaire de l'usine au loin.



C'est pas le Golden Gate!

Ça devrait plutôt être Col du Mal de Coeur...

Perdu dans les montagnes.

Autoroute à voie simple.

Les catamarans nous attendent.

C'est trop l'fun, je flotte dans les airs!

Point de vue du bateau.

Il fait moins beau là-bas.

Le gagne pain de ma douce...

La grosse vie avec un grand S...

Tu vois pas que j'ai le soleil dans la face!

Humm, bon petit ''déj''!

Youppi, on va voir les baleines!

Sans top, la photo serait encore plus belle...


Sans top, la photo serait pas mal moins belle...

Tu me fais pas peur le cowboy!

Tout le monde à table!

Là il fait beau!

Léna, regarde-moi quand je te parle!

Hamac format géant...

Avec de la place pour tous!

Encore une nouvelle maman!

L'adoption est en cours...

Moi je veux faire du kayak!

Go, on s'en va voir les baleines.

Ôtez-vous qu'on regarde les cétacés bordel de m...

Vraie plaie d'Égypte ce zodiac!

On s'excite un peu!

As-tu vu sa queue?

Non, je vois son aileron dorsal.

Et moi sa nageoire pectorale.

Mais non, c'est sa queue.

Aileron...

Queue...

Ok, t'as gagné.

Mais non, c'est toi.

À la prochaine Willy!




jeudi 13 août 2009

Retour au bercail

Salut les amis, tout comme Ti-Joa, je suis de retour! Par contre, ce n'est pas suite à une pause divine mais plutôt par un sabbat inspiré de mes concitoyens de la Nouvelle-Calédonie qui enchaînent manifestations et grève générale depuis quelques mois. J'en reparlerai.

J'ai encore plein de sujets dans la tête que je souhaite exposer pour ceux qui s'aventurent toujours sur le blogue. J'aimerais aborder des thèmes; la langue, les femmes, la bouffe, la conduite automobile, les habitations, la brousse, l'éducation, le climat social, les grèves, etc. Je terminerai aussi les épisodes de notre voyage en Australie si je m'en rappelle encore...

Pour la langue, je vais de suite (ils disent ça comme ça ici) vous diriger vers un lien qu'un collègue français de Sylvie, qui s'intéresse à la ''culture québécoise'', a retrouvé sur internet qui montre très bien les différences. Cela a déjà circulé il y a quelques années mais je trouve cela encore plus drôle depuis que nous sommes en territoire Français...

Dans un autre ordre d'idée, c'était la fête de notre petite pitchounette le 2 août dernier. Pour me faire pardonner de l'absence prolongée au blogue, j'ai mis quelques photos de sa belle binette. La première fois que Sylvie a été appelée pour venir le plus rapidement possible en N-C afin de participer au démarrage de l'usine où elle travaille, elle apprenait la semaine suivante qu'elle était enceinte. Léna vient d'avoir deux ans et l'usine n'est pas encore démarrée... Comme dans La Foire aux malheurs: Dans deux semaines!

Ah non, pas encore des jumelles!

Y'a p'us de couche...

C'est mon gâteau, touchez-y pas!

L'éternel gâteau au chocolat à chaque fête d'enfants. Tellement bon que j'en veux un 4ieme!

Mon premier cadeau de fille.

Je vais me refaire une beauté!

Qu'est-ce que t'en penses David?

Travail réussi!

Suis-je pas coquette?

Vive la saison froide en N-C.

Si tu n'écoutes pas, je vais te faire mes gros yeux!

La vedette au soleil!

Me and my brothers.

Au revoir!