jeudi 13 août 2009

Retour au bercail

Salut les amis, tout comme Ti-Joa, je suis de retour! Par contre, ce n'est pas suite à une pause divine mais plutôt par un sabbat inspiré de mes concitoyens de la Nouvelle-Calédonie qui enchaînent manifestations et grève générale depuis quelques mois. J'en reparlerai.

J'ai encore plein de sujets dans la tête que je souhaite exposer pour ceux qui s'aventurent toujours sur le blogue. J'aimerais aborder des thèmes; la langue, les femmes, la bouffe, la conduite automobile, les habitations, la brousse, l'éducation, le climat social, les grèves, etc. Je terminerai aussi les épisodes de notre voyage en Australie si je m'en rappelle encore...

Pour la langue, je vais de suite (ils disent ça comme ça ici) vous diriger vers un lien qu'un collègue français de Sylvie, qui s'intéresse à la ''culture québécoise'', a retrouvé sur internet qui montre très bien les différences. Cela a déjà circulé il y a quelques années mais je trouve cela encore plus drôle depuis que nous sommes en territoire Français...

Dans un autre ordre d'idée, c'était la fête de notre petite pitchounette le 2 août dernier. Pour me faire pardonner de l'absence prolongée au blogue, j'ai mis quelques photos de sa belle binette. La première fois que Sylvie a été appelée pour venir le plus rapidement possible en N-C afin de participer au démarrage de l'usine où elle travaille, elle apprenait la semaine suivante qu'elle était enceinte. Léna vient d'avoir deux ans et l'usine n'est pas encore démarrée... Comme dans La Foire aux malheurs: Dans deux semaines!

Ah non, pas encore des jumelles!

Y'a p'us de couche...

C'est mon gâteau, touchez-y pas!

L'éternel gâteau au chocolat à chaque fête d'enfants. Tellement bon que j'en veux un 4ieme!

Mon premier cadeau de fille.

Je vais me refaire une beauté!

Qu'est-ce que t'en penses David?

Travail réussi!

Suis-je pas coquette?

Vive la saison froide en N-C.

Si tu n'écoutes pas, je vais te faire mes gros yeux!

La vedette au soleil!

Me and my brothers.

Au revoir!

jeudi 9 juillet 2009

Australie, part 2 : Sunshine Coast

On pourrait dire que notre voyage en Australie se divise en trois thèmes: la nature à la Sunshine Coast, les amis à Brisbane et les sensations fortes sur la Gold Coast. La Sunshine Coast c’est magnifique, ça me rappelle l’Abitibi : La végétation est luxuriante, les villes et villages côtiers accueillants, le climat est clément et les insectes pas trop présents. Finalement ça ne me rappelle pas l’Abitibi pantoute !

Jour 2 :
Sommeil réparateur. La journée s’annonce superbe. On entend le bruit de la mer de notre appartement. C’est puissant, sourd. Ça frappe au cœur. Nos quartiers ne sont pas neufs mais c’est propre et fonctionnel ; nous séjournons à Glen Eden Beach Resort à Peregian Beach. On prend un bon déjeuner puis je pars seule faire une vraie épicerie. Sylvie en profite pour emmener les enfants à la plage. Elle est enchantée. C’est probablement la plus belle plage qu’elle voit de sa vie. Il fait soleil et pas un nuage. De beaux jeunes gens s’activent sur leur planche de surf, welcome to Australia.

Je reviens de l’épicerie et va rejoindre la famille. J’ai le souffle coupé par l’immensité de l’océan, l’amplitude des vagues et par le sable à perte de vue. Pas un seul débris, le sable ressemble à de la cassonade et la plage est pratiquement déserte, c’est la Sunshine Coast.

Ce matin là, nous avions prévu partir au plus tard vers les 10h00 AM aller visiter l’Australia Zoo à Beerwah mais réalisons que nous devons absolument changer nos plans afin de profiter d’au moins l’avant-midi de ce petit paradis au cas où on croiserait Chuck Nolan avec son chum Wilson! C’est donc ce qu’on a fait. Au programme : baignade dans les vagues éreintantes, ensablement des enfants et évidemment châteaux de sable. Pour les vagues, ceux qui me connaissent se doutent que j’ai poussé l’expérience au maximum. En effet, j’ai nagé relativement loin du rivage jusqu’à ce qu’un soubresaut de crainte d’être mordillé par un requin me motive à retourner sur la plage. C’était cependant génial !

De retour à l’appartement pour diner, on aperçoit un lézard bien loin des petits margouillats de Nouméa qui sillonne la cours arrière du complexe hôtelier. C’est un varan. Celui-ci limite la bravoure des enfants à l’observer derrière la porte vitrée du patio. Voulant l’immortalisé, je ramasse la caméra et prend quelques clichés en gardant tout de même une distance qui ne nous permettra pas d’échanger nos adresses de courriel !

La journée est encore loin d’être fini. Après un bon repas, on part pour Mooloolaba visiter Underwater World. Hin gros aquarium, bin gros aquarium pareille comme lé Zamarikins ! (Elvis Gratton, 2009). La visite de l’aquarium est intéressante a commencé par la jeune dame à l’entrée qui nous invitait à caresser certains coraux en lançant quelques mots en français ; charmant ! Dans une autre vie j’aurais aimé l’inviter à caresser autre chose… Il y a eu les raies, les crabes et surtout les requins. Il y a aussi eu un petit spectacle de phoques où Sylvie et moi avons dû convaincre les enfants qu’il s’agissait d’otaries. En effet, suite aux regards réprobateurs des plusieurs autres spectateurs qui entendaient : ‘’rwegard lay FUCK, e soun bo lay FUCK, moah jaim lay FUCK !’’, nous avons cru bon intervenir avant de se faire foutre à la porte ! Après quelques heures, nous avions fait le tour et sommes allés flâner sur les ‘’docks’’ où nous pouvions apercevoir de l’autre côté de la rive de somptueuses demeures dont les prix correspondent probablement à beaucoup plus que ce que nous avons gagné ensemble au cours de nos vies…

Retour à l’appartement où un petit bouchon dévissable nous attendait. Ça pas été long qu’il s’est fait décapité... Puis, je me suis rendu avec mon grand à la zone BBQ pour griller deux monstrueux T-Bone provenant sûrement d’un animal génétiquement modifié. En effet, car un peu comme Paris Hilton, la viande semblait belle de l’extérieur mais était totalement insipide. N’eut été de la super sauce BBQ de marque ‘’Fountain’’ pour rehausser le goût, le souper aurait été un total désastre.

Jour 3 :
Le lendemain matin, ce fût au tour d’une ‘’bush turkey’’ de venir rôder dans la cour arrière. Cela n’a pas échappé aux enfants. Ces derniers ont réussi à attirer son attention si bien que la dinde voulait désormais son dû. J’ai donc sorti une tranche de pain mais les garçons restaient craintifs pour aller nourrir le bipède innocent. C’est donc Léna qui a ouvert le bal. Elle trouvait cela très drôle tellement qu’on en riait aussi.

Par la suite, nous avons ramassé nos choses sans presse et avons quitté définitivement le complexe pour le zoo sous une température que n’importe quel habitant du Québec souhaiterait avoir actuellement en vendant un membre de sa famille !

L’Australia Zoo est une attraction importante et très renommée pour la Sunshine Coast. Il est situé à Beerwah, un petit village n’apparaissant même pas sur les cartes et comptant moins de tête que la population du zoo comme telle. Il a été fondé les parents de Steve Irwin, le fameux ‘’Crocodile Hunter’’ dont le monde entier connaît la bouille à cause de son exubérance linguistique mais surtout à cause de sa témérité presque kamikaze avec les crocodiles. Ironiquement il a été tué accidentellement par le dard d’une raie lors d’une plongée sur la grande barrière de corail. Le zoo est maintenant opéré par sa femme Terri et ses deux jeunes enfants qui sont en avant-plan un peu partout sur le site. Cependant, malgré l’évidente joie de vivre de ces derniers, je dois vous avouer pour ma part que je sentais un sentiment de tristesse qui flottait dans l’air lorsque je voyais cette famille nous divertir sans le père via des présentations vidéo préenregistrées et projetées sur écran géant. Néanmoins, après avoir vu l’enthousiasme paternel au travers du petit ‘’Bob’’ qui se pratiquait avec des bébés crocodiles, il ne fait aucun doute qu’il y a une relève du ‘’Crocodile Hunter’’ en incubation qui nous dira bientôt que la nature est ‘’BEAUTIFUL’’ !

Le zoo est vraiment bien. Il est grand, propre, bien entretenu et grandement orienté vers la faune australienne… DA ! Les enfants ont flatté des koalas qui auraient pu être substitués par des peluches que nous aurions vu que dal tant ils étaient inertes. Par contre, leur odeur issue d’une glande odorante à l’opposé de l’eau de rose nous confirmait qu’un être vivant puait sous ce tas de poil ! Ensuite, on a croisé notre pote skippy qui est rapidement devenu le grand chum à Léna. Sapré Léna, je pense que si nous n’avions pas restreint ses ardeurs elle aurait monté ce kangourou tel Luc Skywalker et son Tauntaun sur la planète Hoth ! Nous avons vu plein d’autres animaux comme l’émeu qui peut être décrite comme une autruche australienne. Une d’elles nous a d’ailleurs servi une frite… Nous avons aussi vu un wombat, sorte d’hamster géant sur les valiums, des dingos qui ressemblaient à s’y méprendre au chien de mon voisin, et des diables de Tasmanie bien loin de la terreur des dessins animées de Bugs Bunny. Il y a bien sûr eu les tigres et les éléphants mais au final, ce sont les crocodiles qui étaient le mieux représentés sur le site… re-DA ! Ces derniers ne sont pas des plus extravertis mais leur présence est malgré tout très intimidante. Nous avons eu droit à un court spectacle avec l’un deux et lorsqu’il a sorti de leur torpeur pour agripper son lunch, je n’aurais pas voulu être dans son entourage pour lui souhaiter mes vœux de bonheur ! Parlant de ce spectacle, il se produit 2 fois par jour dans une enceinte extérieure de 2 ou 3000 places équipée d’un écran géant. Durant notre représentation, il y avait peut-être 500 personnes et les animateurs demandaient de faire toute sorte de choses aux spectateurs. Des images des différentes simagrées sont captées et retransmises sur l’écran géant. À un certain moment, la consigne était d’imiter un animal et David s’est exécuté en poulet dans toute sa splendeur si bien qu’on l’a projeté sur l’écran géant et, pour sa performance, on lui a remis une photo souvenir de Steve Irwin nourrissant un croco ; cool ! Par contre, on n’a pas eu le réflex d’immortaliser ce moment avec la caméra ; poche ! Le spectacle met aussi en vedette des jeunes filles qui se promènent dans les estrades avec des serpents dans les mains, scènes qui ne manquent pas de soulever des commentaires ‘’phalludiques’’ insignifiants de l’audience qui sont loin d’être mon style… Nous avons particulièrement apprécié les chorégraphies des oiseaux exotiques qui sortaient de partout et survolaient l’audience en rase-motte mais avions toujours la crainte que l’un deux décide de larguer son chargement sur nous au lieu d’aller décorer le bronze de la famille Irwin à l’entrée du zoo. Heureusement, ça ne s’est pas produit quoique la broue de ma bière était très suspecte…

La fin de cette journée magnifique terminait ainsi la première étape de notre voyage sur la Sunshine Coast. On monte dans la voiture et direction Brisbane chez les Lafond, ils nous attendent pour le souper…














mardi 23 juin 2009

Australie Part 1

Comme je mentionnais dans l’article précédent, j’avais bien hâte de vous raconter notre voyage en Australie. Ah l’Australie ! Elle me rappelle le Québec. Et Brisbane me rappelle Montréal. La nature est immense, les gens chaleureux. C’est propre, moderne, les routes sont impeccables et les heures de pointe fluides… Finalement ça ne me rappelle pas Montréal pantoute !

Jour 1 : Petite journée sans histoire…

Nos bagages étaient évidemment très bien préparés grâce au ''coordonnateur'' en chef en la personne de Sylvie. L’heure de départ du vol Nouméa-Sydney était 8h20. Comme l’aéroport est à ¾ d’heure de chez nous et qu’on ne voulait surtout pas manquer notre vol, nous sommes partis très tôt après un déjeuner éclair. Par contre, on n’avait pas mis dans l’équation l’effet sur la santé du dernier segment de la route vers l’aéroport. Cette partie du trajet traverse une petite chaine de montage et est sinueuse dans tous les axes. La suite est facilement devinable ; quelqu’un devait laisser sa marque! L’heureuse élue fût Léna.

En effet, en arrivant à l’aéroport son teint plus blanchâtre qu’à l’habituel, et un premier rapport digestif pas très rassurant ont à peine eu le temps d’éveiller nos soupçons. Un deuxième bruit qui ne laissait place à aucune interprétation s’abattait dans nos oreilles comme une douche d’eau à 37°C. Eh oui, le déjeuner éclair avait décidé de revoir le jour mais non sans avoir subit quelques altérations. Par exemple, les fruits et les céréales ne faisaient plus qu’un. Le lait s’était transformé en fromage cottage. Le tout dans un parfum acide pas nécessairement doux pour l’odorat… Son linge et le siège d’appoint étaient désormais imprégnés. Nous ne pouvions pas laisser cela comme ça. On partait pour 9 jours et le camion allait rester dans le stationnement au soleil, les vitres fermées, pas de ventilation. Bref des conditions optimales pour la fermentation d’un produit que je qualifierais de déjà toxique !

Nous avons alors démonté le siège d’appoint, déshabillé, nettoyé et changé Léna sur le trottoir puis, au travers nos propres reflux, couru aux toilettes de l’aéroport pour gratter les plus gros mottons et rincer les objets souillés. Le temps de tout remettre dans le véhicule, trouver un stationnement, ramasser nos valises et la marmaille puis prendre notre rang pour l’enregistrement des bagages qu’il restait seulement une heure avant le départ de l’avion, ouf !

45 minutes plus tard, nous avions avancé que d’un iota et quart. Il restait environ 150 personnes à enregistrer avec leurs bagages alors qu’il n’y avait que deux agents pour le faire ; vive le rythme des îles ! Une petite nervosité commençait à s’installer. Je ne voyais pas comment nous allions être de l’autre côté de la barrière, prêt à décoller dans moins de 15 minutes. Par contre, on ne pouvait pas laisser tout ce beau monde, incluant notre famille, sur le tarmac… On a finalement décollé avec une heure de retard… Hakuna Matata !

À cause de l’effluve d’acide gastrique persistant qui m’accablait depuis notre épisode précédent, j’ai vite compris par l’expression faciale des gens qui me croisaient que je n’allais pas fraterniser beaucoup avant une bonne douche. Il y a quand même a eu cette dame tout-à-fait congestionnée qui a tenté une approche mais craignant la grippe porcine, je me suis sauvé en courant. Elle a dû croire que j’étais cinglé la pauvre !

Notre peine n’était par contre pas finie. Nous avions une connexion à effectuer pour un second vol entre Sydney et Brisbane. Il fallait sortir de l’avion, récupérer nos valises, prendre l’autobus pour changer de terminal, enregistrer de nouveau nos bagages et reprendre l’avion avec une heure de retard alors qu’on avait une heure et demie pour le faire. Pas la peine de dire qu’on a sautée l’heure de lunch pour ne pas manquer le vol.

Tel des robots, nous nous sommes retrouvés à Brisbane sans comprendre comment nous avions fait. Fallait maintenant récupérer notre véhicule de location. Rendu au comptoir, une jeune dame s’approche :
- Nâ-ymm ?
- Excuse me !
- Nâ-ymm ?
- What ?
- Nâ-ymm ?
Voyons, elle est entrain de vêler celle-là !
- Sorry, I don’t understand !
Et là, avec un air de quelqu’un qui a été mal baisée depuis plusieurs semaines elle me lance :
- Your Nâ-ymm ? What is your Nâ-ymm ?
- Ah my Name! Eric Fontaine…
Puis, plus de son, plus de lumière ; il n’y avait rien dans leur ''système''. Bien ordonné, je sors mes papiers que j’avais fait imprimer suite à la location prépayée effectuée en ligne un mois plus tôt et confirmée quelques jours avant le départ. Heureusement car n’eût été de ces papiers, ils auraient cru que j’arrivais de la planète Mars. Dans un effort surhumain, je suis demeuré courtois et poli au cours de l’heure et demi que cela a pris pour obtenir le véhicule demandé. Mention spéciale à la maman et les enfants qui sont demeurés du monde au cours de l’attente.

Il ne restait alors que 2 heures de route pour atteindre notre première destination et prendre possession de notre appartement. J’avais été avisé que la réception du ''Resort'' fermait à 18h00 et qu’il fallait arriver avant. Avant le contretemps de la location nous avions 1h30 de jeu… Alors, hit the road Jack and don’t you come back no more! Pas encore le temps de manger et on conduit à droite comme en Angleterre. Laf m’avait averti que j’allais lorgner vers la gauche. Par contre, il ne m’avait pas dit que j’allais être à cheval sur la ligne blanche la moitié du temps, clignoter avec les essuie-glaces et vice-versa ! On se rend compte que la conduite automobile est constituée de beaucoup de gestes automatiques et que le positionnement de notre véhicule dans l’espace est comme enregistré dans notre subconscient. Une chance que les pédales d’accélération et de freins n’étaient pas inversées !

La route n’était pas si pire mais les instructions de MAPQUEST n'étaient pas toujours évidentes. On s’est perdu une couple de fois. On s’est fait prendre pour des allemands à cause de notre accent lorsqu’on a demandé de l’aide mais on a fini par se rendre à bon port à 17h55 …

Les enfants étaient affamés et nous aussi. Une fois les bagages sortis, nous nous sommes rendu à une petite épicerie dont les prix étaient aussi chers qu’à Nouméa afin d’avoir de quoi déjeuner le lendemain. Il a fallu se dépêcher car il restait 10 minutes avant la fermeture, et on voulait absolument aller au commerce voisin ; un ''Liquor Store'' ! Une couple de bouteilles, un six pack de ''Lager'' puis de la pizza au Resto le plus proche et nous voilà prêts pour terminer en beauté cette première journée de vacances…




À suivre...

dimanche 14 juin 2009

Australie, je t'aime!

Ça fait un peu plus d'une semaine que nous sommes revenus de l'Autralie. On a fait un superbe voyage et avons pu passer quelques jours avec Laf, Suzanne, leurs enfants et les parents à Suzanne. Tout a été génial et j'ai vraiment hâte de vous raconter cela. En attendant, je vous propose ce petit diaporama de photos de vacances.

jeudi 7 mai 2009

Koné Forever

La fin de semaine dernière, on s'est offert une petite sortie de 2 jours dans le Nord. Nous sommes allés visiter nos bons amis René et Nicole à Koné. Ça va nous donner une bonne pratique pour notre voyage de 9 jours en Australie dans quelques semaines.

Koné c'est la capitale administrative de la province Nord. Ça semble un titre bien prestigieux mais en réalité c'est un petit village de service pour les tribus et autres petits villages des environs. C'est un peu comme le Matagami du nord-est du Québec. Vous ne connaissez pas Matagami! Souvenez-vous de Ding et Dong le film, lorsque les deux comparses vont faire un show dans le ''Nord'' avec Dong attaché sur le ''hood du char'' à la place du chevreuil et où un membre de l'auditoire les accueille avec une chainsaw, c'est Matagami; ''Dans le même bout que Tokyo'' comme disait Ding!

Par contre, Koné et le triangle VKP (Voh - Koné - Pouembout) sont appelés à se développer au cours des prochaines années. En effet, un autre projet métallurgique d'envergure nommé Usine du Nord est en construction dans le but d'exploiter le massif Koniambo. Toute la Nouvelle-Calédonie mise sur ce projet pour ce qu'ils appellent le rééquilibrage, c'est-à-dire le développement de la Province Nord du Pays.

Bon, c'est assez pour la mise en situation. On commence à préparer nos bagages. On laisse faire la poussette, les jouets et tout autre superflu. Le camion est pacté ''ben tight''. Après 35 minutes de route, Sylvie s'exclame: '' Ah non, j'ai oublié les souliers de plage!''

La route est surprenamment belle mais les arrêts routiers ne sont pas très nombreux. Le premier véritable (et le seul!) apparaît après 200 km de Nouméa à Poya. Il ne reste que 60 km avant d'arriver à destination. La vue est magnifique et les toilettes immenses. En fait, elles font environ 400km x 70 km et sont très bien aérées! Finalement, un petit monument d'un goût plus que douteux représentant un pauvre monsieur cloué à une croix invite les gens à prier. Drôles de coutumes que celles des îles!

Quelques autres km et on arrive enfin à Koné. Bonne nouvelle, René et Nicole nous attendaient. Sylvie tombe aussitôt en amour avec une des peintures de Nicole. Le temps de ''dépaqueter'' le stock qu'un souper à la bonne franquette était sur la table. Bien sûr, comme dirait Plume, on a tapoché le cul de quelques bonnes bouteilles de vin mais fallait quand même être raisonnable car nous avions une grosse journée le lendemain. Évidemment après quelques digestifs la signification de raisonnable est devenue plutôt vague...

Le lendemain, le temps de ''dépaqueter'' et c'est le départ pour Poindimié sur la côte Est. C'est quand même spécial de penser qu'on a traversé le pays sur toute sa largeur. Par contre les 70 km qui sépare la côte Est de l'Ouest ne sont pas reposants. En fait, c'est une longue ballade dans les montagnes russes. Contrairement à la route Nouméa-Koné, il y a plusieurs endroits pour arrêter offrant des points de vue magnifiques. Pour les toilettes, nous sommes toujours dans la même! Au deuxième arrêt, le trajet sinusoïdale fait son effet sur Sylvie qui, même si elle n'est pas nécessairement près de la nature, décide de faire du composte...

Le reste de la route se passe bien et on arrive à la plage de Poindimié. Sujet récurrent, nous cherchons les toilettes! À notre grande surprise, il y a un petit complexe pour se changer avec des toilettes. Encore plus grande surprise, il s'agit de toilettes à la turque. Le problème c'est qu'elles ne sont pas tellement entretenues. En fait, elles sont immondes! Tout comme le fond de mes ''shorts'' après une journée de déménagement, l'odeur est brutale et sans équivoque organique.

La journée est idéale. Il fait chaud, la mer est plus chaude qu'au Nouveau-Brunswick (ooouuuhhh!), y'a pas une graine de vent et le ciel est semi-couvert ce qui est mieux pour les enfants. René et Nicole sont bien équipés pour un pique-nique nec plus ultra à la plage; table pliante, mini-BBQ au bois, un petit rosé Marcel et voilà! Tout le monde s'amuse et le retour est plus serein...

Un bon souper nous attendait samedi soir. C'est qu'elle est bien préparée cette Nicole. Tout le monde se régale mais de toute évidence on a notre journée dans le corps. La toile obsède toujours Sylvie si bien qu'elle devient sienne pour un prix qui nous enchante. Quel beau souvenir de nos amis!

Le lendemain matin, crêpes au sirop d'érable entre canadiens dans le pacifique, exotique non? Ensuite on se rafraîchit dans la piscine et on prend un copieux dîner avant de quitter.

Le retour se passe bien. Les enfants dorment une bonne partie du voyage. Quel bon temps nous avons eu! Les parents ont revu de bons amis et les enfants ont trouvé un papy et une mamy avec des cœurs d'enfants. En bonus, nous avons maintenant une salle à manger pas mal plus accueillante.

Un petit peu de baggages pour une sortie de 2 jours.

Léna est prête à partir.

Premier arrêt à Poya, on se dégourdit.

Poya encore, le temps d'une prière.

Youppi, on est arrivé à Koné chez René et Nicole.

Les garçons prennent rapidement leur aise.

À la cuisine les femmes!

En route vers Poindimié, un petit arrêt dans les montagnes.

Sylvie est encore souriante mais pas pour longtemps.

Deuxième arrêt, il faut bien gerber!

Les enfants en profite pour explorer.

Enfin la plage de Poindimié.

Le sport préféré des enfants sur la plage.

Un bon petit lunch sur la beach avec BBQ au bois SVP.

Retour à Koné, les pluies peuvent faire de sérieux dégats aux routes.

Un petit dimanche matin très relax.

As-tu vu les pitounes!

Un souvenir de Koné, une superbe toile de Nicole.

Elle met déjà de la chaleur dans notre intérieur tout blanc!

Salon chez Marcel

Hier mon petit David a décidé de se faire justice. Pendant que William faisait ses leçons, il lui a subtilisé ses ciseaux de bricolage dans son étui. Malgré que son père ne lui a jamais dit qu'il sera barbier, David semble aimer ce métier.

En effet, quelle ne fut pas ma stupéfaction de voir son joli minois hypothéqué de son toupet à la Tintin. Il ne manquait pas seulement une petite mèche mais toute une moumoute! Il y avait des cheveux partout au sol et sur le sofa. De loin, ça peut sembler rigolo mais de ma perspective, je peux vous dire que je ne l'ai pas félicité pour son beau programme. J'étais en TBNak! Par contre, je crois sincèrement qu'il ne recommencera plus. Je pense même avoir enlevé l'envie des enfants du quartier d'en faire autant car mon message était sans équivoque et très audible.

Il a fallu que je mette le ''clipper' là-dedans. Il s'est coupé cela tellement court que même râsé au no.2, il reste avec un trou en avant. Par contre, il a l'air un peu moins fou.

Pauvre David, il pleurait lorsque je le rasais car il aimait avoir une petite longueur dans ses cheveux. Pour mettre la cerise sur le sundae, William se pointe dans la salle de bain et nous lance: ''David est vraiment plus beau les cheveux longs.'' Ce fût un bien pour un mal car c'est à ce moment que j'ai commencé à rire de l'épisode. Depuis, William cherche à se rattraper en complimentant David sur sa nouvelle coupe à la moindre occasion. David lui nous rassure en disant que ce n'est pas grave, que ça va repousser et surtout qu'il ne recommencera plus...

Moment heureux avant l'incident.

Il n'arrivait pas du festival juste pour rire.














Après l'incident, pas la joie non plus.


Le lendemain, tout est oublié.














William est derrière son frère à 100%















Pour Léna, c'est toujours drôle.