dimanche 30 août 2009

Mon ami Willy

Samedi le 29 août nous sommes sortis en mer avec des amis voir les baleines. La dernière fois que j'en avais vu c'était avec mon chum Martin à Matagami un samedi soir sur la piste de danse du motel éponyme du village...

Cette fois, il s'agissait par contre d'une lignée différente de baleines à bosse qui évoluent plutôt dans le milieu marin. Du début août à mi-septembre, les baleines à bosses viennent faire leur périple annuel en Nouvelle-Calédonie que se soit pour se faire saillir ou pour mettre bas l'année suivante car la période de gestation de ces mammifères est de 11 mois. Même si on les a vus de loin, ces animaux demeurent impressionnants. Faut dire qu'aller voir les baleines la fin de semaine en période de pointe reste un coup de dé par rapport à la qualité du spectacle. Les bateaux se bousculent et les baleines sont imprévisibles.

Par exemple, lorsque nous avons jeté l'ancre, nous avons vu au loin un ou deux cétacés offrir un spectacle que les occupants d'une goélette se souviendront toute leur vie. Pendant 5 - 10 minutes, les baleines se sont énervées et bondissaient littéralement hors de l'eau tout près de la goélette. Imaginez voir un bétail de 40 tonnes et 50 pieds de long sortir complètement hors de l'eau sous vous yeux et presque vous arroser alors qu'on est tout excité de voir un crapet soleil faire un remous à la surface d'un étang pour croquer un misérable insecte! Le temps qu'on remonte l'ancre et qu'on mette le cap vers l'action que c'était déjà fini.

Néanmoins, ce fût une journée magnifique. Nous avons quand même vu plusieurs baleines prendre l'air et une, entre autres, faire quelques galipettes en sortant son arrière-train (comme celle de Matag) mais je n'ai pu prendre de vraies bonnes photos de cet épisode car un ''TABARNAK'' de zodiac (le mot est très bien choisi!) est venu se foutre dans notre champ de vision lors de cette danse. Par contre, être sur un grand voilier sous un soleil radieux dans une mer pas trop agitée, avec des amis et des enfants émerveillés accompagné d'un bon lunch et d'un petit rosé, priceless!

Je vous laisse forger votre opinion de cette sortie par le biais des photos qui suivent. Par contre, je dois vous avouer que les 3 dernières ne sont pas de notre groupe mais plutôt d'un pêcheur de Koumac au nord du pays qui a observé un orque solitaire et a même glissé son appareil sous l'eau pour capturer Willy avec son objectif.

P.S.: Nous étions tout près du lieu de travail de Sylvie pour cette sortie. Nous avons d'ailleurs pris une photo de la partie portuaire de l'usine au loin.



C'est pas le Golden Gate!

Ça devrait plutôt être Col du Mal de Coeur...

Perdu dans les montagnes.

Autoroute à voie simple.

Les catamarans nous attendent.

C'est trop l'fun, je flotte dans les airs!

Point de vue du bateau.

Il fait moins beau là-bas.

Le gagne pain de ma douce...

La grosse vie avec un grand S...

Tu vois pas que j'ai le soleil dans la face!

Humm, bon petit ''déj''!

Youppi, on va voir les baleines!

Sans top, la photo serait encore plus belle...


Sans top, la photo serait pas mal moins belle...

Tu me fais pas peur le cowboy!

Tout le monde à table!

Là il fait beau!

Léna, regarde-moi quand je te parle!

Hamac format géant...

Avec de la place pour tous!

Encore une nouvelle maman!

L'adoption est en cours...

Moi je veux faire du kayak!

Go, on s'en va voir les baleines.

Ôtez-vous qu'on regarde les cétacés bordel de m...

Vraie plaie d'Égypte ce zodiac!

On s'excite un peu!

As-tu vu sa queue?

Non, je vois son aileron dorsal.

Et moi sa nageoire pectorale.

Mais non, c'est sa queue.

Aileron...

Queue...

Ok, t'as gagné.

Mais non, c'est toi.

À la prochaine Willy!




jeudi 13 août 2009

Retour au bercail

Salut les amis, tout comme Ti-Joa, je suis de retour! Par contre, ce n'est pas suite à une pause divine mais plutôt par un sabbat inspiré de mes concitoyens de la Nouvelle-Calédonie qui enchaînent manifestations et grève générale depuis quelques mois. J'en reparlerai.

J'ai encore plein de sujets dans la tête que je souhaite exposer pour ceux qui s'aventurent toujours sur le blogue. J'aimerais aborder des thèmes; la langue, les femmes, la bouffe, la conduite automobile, les habitations, la brousse, l'éducation, le climat social, les grèves, etc. Je terminerai aussi les épisodes de notre voyage en Australie si je m'en rappelle encore...

Pour la langue, je vais de suite (ils disent ça comme ça ici) vous diriger vers un lien qu'un collègue français de Sylvie, qui s'intéresse à la ''culture québécoise'', a retrouvé sur internet qui montre très bien les différences. Cela a déjà circulé il y a quelques années mais je trouve cela encore plus drôle depuis que nous sommes en territoire Français...

Dans un autre ordre d'idée, c'était la fête de notre petite pitchounette le 2 août dernier. Pour me faire pardonner de l'absence prolongée au blogue, j'ai mis quelques photos de sa belle binette. La première fois que Sylvie a été appelée pour venir le plus rapidement possible en N-C afin de participer au démarrage de l'usine où elle travaille, elle apprenait la semaine suivante qu'elle était enceinte. Léna vient d'avoir deux ans et l'usine n'est pas encore démarrée... Comme dans La Foire aux malheurs: Dans deux semaines!

Ah non, pas encore des jumelles!

Y'a p'us de couche...

C'est mon gâteau, touchez-y pas!

L'éternel gâteau au chocolat à chaque fête d'enfants. Tellement bon que j'en veux un 4ieme!

Mon premier cadeau de fille.

Je vais me refaire une beauté!

Qu'est-ce que t'en penses David?

Travail réussi!

Suis-je pas coquette?

Vive la saison froide en N-C.

Si tu n'écoutes pas, je vais te faire mes gros yeux!

La vedette au soleil!

Me and my brothers.

Au revoir!

jeudi 9 juillet 2009

Australie, part 2 : Sunshine Coast

On pourrait dire que notre voyage en Australie se divise en trois thèmes: la nature à la Sunshine Coast, les amis à Brisbane et les sensations fortes sur la Gold Coast. La Sunshine Coast c’est magnifique, ça me rappelle l’Abitibi : La végétation est luxuriante, les villes et villages côtiers accueillants, le climat est clément et les insectes pas trop présents. Finalement ça ne me rappelle pas l’Abitibi pantoute !

Jour 2 :
Sommeil réparateur. La journée s’annonce superbe. On entend le bruit de la mer de notre appartement. C’est puissant, sourd. Ça frappe au cœur. Nos quartiers ne sont pas neufs mais c’est propre et fonctionnel ; nous séjournons à Glen Eden Beach Resort à Peregian Beach. On prend un bon déjeuner puis je pars seule faire une vraie épicerie. Sylvie en profite pour emmener les enfants à la plage. Elle est enchantée. C’est probablement la plus belle plage qu’elle voit de sa vie. Il fait soleil et pas un nuage. De beaux jeunes gens s’activent sur leur planche de surf, welcome to Australia.

Je reviens de l’épicerie et va rejoindre la famille. J’ai le souffle coupé par l’immensité de l’océan, l’amplitude des vagues et par le sable à perte de vue. Pas un seul débris, le sable ressemble à de la cassonade et la plage est pratiquement déserte, c’est la Sunshine Coast.

Ce matin là, nous avions prévu partir au plus tard vers les 10h00 AM aller visiter l’Australia Zoo à Beerwah mais réalisons que nous devons absolument changer nos plans afin de profiter d’au moins l’avant-midi de ce petit paradis au cas où on croiserait Chuck Nolan avec son chum Wilson! C’est donc ce qu’on a fait. Au programme : baignade dans les vagues éreintantes, ensablement des enfants et évidemment châteaux de sable. Pour les vagues, ceux qui me connaissent se doutent que j’ai poussé l’expérience au maximum. En effet, j’ai nagé relativement loin du rivage jusqu’à ce qu’un soubresaut de crainte d’être mordillé par un requin me motive à retourner sur la plage. C’était cependant génial !

De retour à l’appartement pour diner, on aperçoit un lézard bien loin des petits margouillats de Nouméa qui sillonne la cours arrière du complexe hôtelier. C’est un varan. Celui-ci limite la bravoure des enfants à l’observer derrière la porte vitrée du patio. Voulant l’immortalisé, je ramasse la caméra et prend quelques clichés en gardant tout de même une distance qui ne nous permettra pas d’échanger nos adresses de courriel !

La journée est encore loin d’être fini. Après un bon repas, on part pour Mooloolaba visiter Underwater World. Hin gros aquarium, bin gros aquarium pareille comme lé Zamarikins ! (Elvis Gratton, 2009). La visite de l’aquarium est intéressante a commencé par la jeune dame à l’entrée qui nous invitait à caresser certains coraux en lançant quelques mots en français ; charmant ! Dans une autre vie j’aurais aimé l’inviter à caresser autre chose… Il y a eu les raies, les crabes et surtout les requins. Il y a aussi eu un petit spectacle de phoques où Sylvie et moi avons dû convaincre les enfants qu’il s’agissait d’otaries. En effet, suite aux regards réprobateurs des plusieurs autres spectateurs qui entendaient : ‘’rwegard lay FUCK, e soun bo lay FUCK, moah jaim lay FUCK !’’, nous avons cru bon intervenir avant de se faire foutre à la porte ! Après quelques heures, nous avions fait le tour et sommes allés flâner sur les ‘’docks’’ où nous pouvions apercevoir de l’autre côté de la rive de somptueuses demeures dont les prix correspondent probablement à beaucoup plus que ce que nous avons gagné ensemble au cours de nos vies…

Retour à l’appartement où un petit bouchon dévissable nous attendait. Ça pas été long qu’il s’est fait décapité... Puis, je me suis rendu avec mon grand à la zone BBQ pour griller deux monstrueux T-Bone provenant sûrement d’un animal génétiquement modifié. En effet, car un peu comme Paris Hilton, la viande semblait belle de l’extérieur mais était totalement insipide. N’eut été de la super sauce BBQ de marque ‘’Fountain’’ pour rehausser le goût, le souper aurait été un total désastre.

Jour 3 :
Le lendemain matin, ce fût au tour d’une ‘’bush turkey’’ de venir rôder dans la cour arrière. Cela n’a pas échappé aux enfants. Ces derniers ont réussi à attirer son attention si bien que la dinde voulait désormais son dû. J’ai donc sorti une tranche de pain mais les garçons restaient craintifs pour aller nourrir le bipède innocent. C’est donc Léna qui a ouvert le bal. Elle trouvait cela très drôle tellement qu’on en riait aussi.

Par la suite, nous avons ramassé nos choses sans presse et avons quitté définitivement le complexe pour le zoo sous une température que n’importe quel habitant du Québec souhaiterait avoir actuellement en vendant un membre de sa famille !

L’Australia Zoo est une attraction importante et très renommée pour la Sunshine Coast. Il est situé à Beerwah, un petit village n’apparaissant même pas sur les cartes et comptant moins de tête que la population du zoo comme telle. Il a été fondé les parents de Steve Irwin, le fameux ‘’Crocodile Hunter’’ dont le monde entier connaît la bouille à cause de son exubérance linguistique mais surtout à cause de sa témérité presque kamikaze avec les crocodiles. Ironiquement il a été tué accidentellement par le dard d’une raie lors d’une plongée sur la grande barrière de corail. Le zoo est maintenant opéré par sa femme Terri et ses deux jeunes enfants qui sont en avant-plan un peu partout sur le site. Cependant, malgré l’évidente joie de vivre de ces derniers, je dois vous avouer pour ma part que je sentais un sentiment de tristesse qui flottait dans l’air lorsque je voyais cette famille nous divertir sans le père via des présentations vidéo préenregistrées et projetées sur écran géant. Néanmoins, après avoir vu l’enthousiasme paternel au travers du petit ‘’Bob’’ qui se pratiquait avec des bébés crocodiles, il ne fait aucun doute qu’il y a une relève du ‘’Crocodile Hunter’’ en incubation qui nous dira bientôt que la nature est ‘’BEAUTIFUL’’ !

Le zoo est vraiment bien. Il est grand, propre, bien entretenu et grandement orienté vers la faune australienne… DA ! Les enfants ont flatté des koalas qui auraient pu être substitués par des peluches que nous aurions vu que dal tant ils étaient inertes. Par contre, leur odeur issue d’une glande odorante à l’opposé de l’eau de rose nous confirmait qu’un être vivant puait sous ce tas de poil ! Ensuite, on a croisé notre pote skippy qui est rapidement devenu le grand chum à Léna. Sapré Léna, je pense que si nous n’avions pas restreint ses ardeurs elle aurait monté ce kangourou tel Luc Skywalker et son Tauntaun sur la planète Hoth ! Nous avons vu plein d’autres animaux comme l’émeu qui peut être décrite comme une autruche australienne. Une d’elles nous a d’ailleurs servi une frite… Nous avons aussi vu un wombat, sorte d’hamster géant sur les valiums, des dingos qui ressemblaient à s’y méprendre au chien de mon voisin, et des diables de Tasmanie bien loin de la terreur des dessins animées de Bugs Bunny. Il y a bien sûr eu les tigres et les éléphants mais au final, ce sont les crocodiles qui étaient le mieux représentés sur le site… re-DA ! Ces derniers ne sont pas des plus extravertis mais leur présence est malgré tout très intimidante. Nous avons eu droit à un court spectacle avec l’un deux et lorsqu’il a sorti de leur torpeur pour agripper son lunch, je n’aurais pas voulu être dans son entourage pour lui souhaiter mes vœux de bonheur ! Parlant de ce spectacle, il se produit 2 fois par jour dans une enceinte extérieure de 2 ou 3000 places équipée d’un écran géant. Durant notre représentation, il y avait peut-être 500 personnes et les animateurs demandaient de faire toute sorte de choses aux spectateurs. Des images des différentes simagrées sont captées et retransmises sur l’écran géant. À un certain moment, la consigne était d’imiter un animal et David s’est exécuté en poulet dans toute sa splendeur si bien qu’on l’a projeté sur l’écran géant et, pour sa performance, on lui a remis une photo souvenir de Steve Irwin nourrissant un croco ; cool ! Par contre, on n’a pas eu le réflex d’immortaliser ce moment avec la caméra ; poche ! Le spectacle met aussi en vedette des jeunes filles qui se promènent dans les estrades avec des serpents dans les mains, scènes qui ne manquent pas de soulever des commentaires ‘’phalludiques’’ insignifiants de l’audience qui sont loin d’être mon style… Nous avons particulièrement apprécié les chorégraphies des oiseaux exotiques qui sortaient de partout et survolaient l’audience en rase-motte mais avions toujours la crainte que l’un deux décide de larguer son chargement sur nous au lieu d’aller décorer le bronze de la famille Irwin à l’entrée du zoo. Heureusement, ça ne s’est pas produit quoique la broue de ma bière était très suspecte…

La fin de cette journée magnifique terminait ainsi la première étape de notre voyage sur la Sunshine Coast. On monte dans la voiture et direction Brisbane chez les Lafond, ils nous attendent pour le souper…














mardi 23 juin 2009

Australie Part 1

Comme je mentionnais dans l’article précédent, j’avais bien hâte de vous raconter notre voyage en Australie. Ah l’Australie ! Elle me rappelle le Québec. Et Brisbane me rappelle Montréal. La nature est immense, les gens chaleureux. C’est propre, moderne, les routes sont impeccables et les heures de pointe fluides… Finalement ça ne me rappelle pas Montréal pantoute !

Jour 1 : Petite journée sans histoire…

Nos bagages étaient évidemment très bien préparés grâce au ''coordonnateur'' en chef en la personne de Sylvie. L’heure de départ du vol Nouméa-Sydney était 8h20. Comme l’aéroport est à ¾ d’heure de chez nous et qu’on ne voulait surtout pas manquer notre vol, nous sommes partis très tôt après un déjeuner éclair. Par contre, on n’avait pas mis dans l’équation l’effet sur la santé du dernier segment de la route vers l’aéroport. Cette partie du trajet traverse une petite chaine de montage et est sinueuse dans tous les axes. La suite est facilement devinable ; quelqu’un devait laisser sa marque! L’heureuse élue fût Léna.

En effet, en arrivant à l’aéroport son teint plus blanchâtre qu’à l’habituel, et un premier rapport digestif pas très rassurant ont à peine eu le temps d’éveiller nos soupçons. Un deuxième bruit qui ne laissait place à aucune interprétation s’abattait dans nos oreilles comme une douche d’eau à 37°C. Eh oui, le déjeuner éclair avait décidé de revoir le jour mais non sans avoir subit quelques altérations. Par exemple, les fruits et les céréales ne faisaient plus qu’un. Le lait s’était transformé en fromage cottage. Le tout dans un parfum acide pas nécessairement doux pour l’odorat… Son linge et le siège d’appoint étaient désormais imprégnés. Nous ne pouvions pas laisser cela comme ça. On partait pour 9 jours et le camion allait rester dans le stationnement au soleil, les vitres fermées, pas de ventilation. Bref des conditions optimales pour la fermentation d’un produit que je qualifierais de déjà toxique !

Nous avons alors démonté le siège d’appoint, déshabillé, nettoyé et changé Léna sur le trottoir puis, au travers nos propres reflux, couru aux toilettes de l’aéroport pour gratter les plus gros mottons et rincer les objets souillés. Le temps de tout remettre dans le véhicule, trouver un stationnement, ramasser nos valises et la marmaille puis prendre notre rang pour l’enregistrement des bagages qu’il restait seulement une heure avant le départ de l’avion, ouf !

45 minutes plus tard, nous avions avancé que d’un iota et quart. Il restait environ 150 personnes à enregistrer avec leurs bagages alors qu’il n’y avait que deux agents pour le faire ; vive le rythme des îles ! Une petite nervosité commençait à s’installer. Je ne voyais pas comment nous allions être de l’autre côté de la barrière, prêt à décoller dans moins de 15 minutes. Par contre, on ne pouvait pas laisser tout ce beau monde, incluant notre famille, sur le tarmac… On a finalement décollé avec une heure de retard… Hakuna Matata !

À cause de l’effluve d’acide gastrique persistant qui m’accablait depuis notre épisode précédent, j’ai vite compris par l’expression faciale des gens qui me croisaient que je n’allais pas fraterniser beaucoup avant une bonne douche. Il y a quand même a eu cette dame tout-à-fait congestionnée qui a tenté une approche mais craignant la grippe porcine, je me suis sauvé en courant. Elle a dû croire que j’étais cinglé la pauvre !

Notre peine n’était par contre pas finie. Nous avions une connexion à effectuer pour un second vol entre Sydney et Brisbane. Il fallait sortir de l’avion, récupérer nos valises, prendre l’autobus pour changer de terminal, enregistrer de nouveau nos bagages et reprendre l’avion avec une heure de retard alors qu’on avait une heure et demie pour le faire. Pas la peine de dire qu’on a sautée l’heure de lunch pour ne pas manquer le vol.

Tel des robots, nous nous sommes retrouvés à Brisbane sans comprendre comment nous avions fait. Fallait maintenant récupérer notre véhicule de location. Rendu au comptoir, une jeune dame s’approche :
- Nâ-ymm ?
- Excuse me !
- Nâ-ymm ?
- What ?
- Nâ-ymm ?
Voyons, elle est entrain de vêler celle-là !
- Sorry, I don’t understand !
Et là, avec un air de quelqu’un qui a été mal baisée depuis plusieurs semaines elle me lance :
- Your Nâ-ymm ? What is your Nâ-ymm ?
- Ah my Name! Eric Fontaine…
Puis, plus de son, plus de lumière ; il n’y avait rien dans leur ''système''. Bien ordonné, je sors mes papiers que j’avais fait imprimer suite à la location prépayée effectuée en ligne un mois plus tôt et confirmée quelques jours avant le départ. Heureusement car n’eût été de ces papiers, ils auraient cru que j’arrivais de la planète Mars. Dans un effort surhumain, je suis demeuré courtois et poli au cours de l’heure et demi que cela a pris pour obtenir le véhicule demandé. Mention spéciale à la maman et les enfants qui sont demeurés du monde au cours de l’attente.

Il ne restait alors que 2 heures de route pour atteindre notre première destination et prendre possession de notre appartement. J’avais été avisé que la réception du ''Resort'' fermait à 18h00 et qu’il fallait arriver avant. Avant le contretemps de la location nous avions 1h30 de jeu… Alors, hit the road Jack and don’t you come back no more! Pas encore le temps de manger et on conduit à droite comme en Angleterre. Laf m’avait averti que j’allais lorgner vers la gauche. Par contre, il ne m’avait pas dit que j’allais être à cheval sur la ligne blanche la moitié du temps, clignoter avec les essuie-glaces et vice-versa ! On se rend compte que la conduite automobile est constituée de beaucoup de gestes automatiques et que le positionnement de notre véhicule dans l’espace est comme enregistré dans notre subconscient. Une chance que les pédales d’accélération et de freins n’étaient pas inversées !

La route n’était pas si pire mais les instructions de MAPQUEST n'étaient pas toujours évidentes. On s’est perdu une couple de fois. On s’est fait prendre pour des allemands à cause de notre accent lorsqu’on a demandé de l’aide mais on a fini par se rendre à bon port à 17h55 …

Les enfants étaient affamés et nous aussi. Une fois les bagages sortis, nous nous sommes rendu à une petite épicerie dont les prix étaient aussi chers qu’à Nouméa afin d’avoir de quoi déjeuner le lendemain. Il a fallu se dépêcher car il restait 10 minutes avant la fermeture, et on voulait absolument aller au commerce voisin ; un ''Liquor Store'' ! Une couple de bouteilles, un six pack de ''Lager'' puis de la pizza au Resto le plus proche et nous voilà prêts pour terminer en beauté cette première journée de vacances…




À suivre...

dimanche 14 juin 2009

Australie, je t'aime!

Ça fait un peu plus d'une semaine que nous sommes revenus de l'Autralie. On a fait un superbe voyage et avons pu passer quelques jours avec Laf, Suzanne, leurs enfants et les parents à Suzanne. Tout a été génial et j'ai vraiment hâte de vous raconter cela. En attendant, je vous propose ce petit diaporama de photos de vacances.