jeudi 22 octobre 2009

Enfin la Nouvelle-Zélande

Bon, je sais, ça pris une éternité à décrire notre voyage en Australie. Des articles 4 mois et demi après le voyage, pas trop fort. Néanmoins, j’ai eu du plaisir à raconter le voyage après tout ce temps, j’avais l’impression de le revivre…

J’ai appris entre-temps que les Lafond retournaient comme prévu au Québec sans que nous ayons eu la chance de les accueillir en NC. C’est vraiment une grande déception pour nous car nous les aimons beaucoup et ils auraient été probablement nos seuls visiteurs pendant notre séjour en NC à moins que les belles-sœurs décident, pendant un bref instant de folie, de venir nous visiter pendant le temps qu’elles voudraient bien… Elles seraient évidemment les très bienvenues.

Je ne vais pas vous faire languir autant avec notre voyage en Nouvelle-Zélande. De toute façon, ce sont les photos qui vous intéressent et ce voyage est vraiment une succession de paysages de carte postale avec pas beaucoup de mots à ajouter…

Nous avons visité l’ile du sud de la Nouvelle-Zélande qui est un peu comme le Canada concentré en un territoire beaucoup moins vaste avec l’équivalent de Charlevoix, les Rocheuses et les océans Pacifique et Atlantique réunis dans une ile accessible et charmante.

Imaginer le bonheur que l’on éprouve au printemps lorsque l’air frais mais non glacial nous caresse le visage sans gêne. Et bien j’ai ressenti cette formidable sensation presque oubliée en NZ. Leur hiver se terminait et le printemps s’installait avec l’éclosion des bourgeons et des fleurs. Des moyennes de 14°C le jour et 4°C la nuit. Nous n’avons pratiquement pas eu de pluie même dans des zones comme Milford Sound où les précipitations atteignent 7 à 8 m de pluie par année (oui, oui, 8 000 mm de pluie !). Voyage magnifique mais trop court. 2 jours de plus à Queenstown (tellement de choses à voir et à faire) et 1 jour de plus pour couper le trajet de la dernière journée en deux aurait été un bonheur sur un voyage déjà mémorable.

Je vais sûrement faire un ou deux autres articles ou cours des prochains mois (!!!) pour vous parler de la tante blanche que nous avons louée durant notre périple, de notre ‘’ride’’ en jet boat sur la Shotover River et du séjour dans Fjordland.

En attendant, voici quelques cartes postales…

Vue en vol d'oiseau!

Nos contrôleurs aériens.

La ville des Dalton...

NZ, 8 moutons par habitant (pas des farces).


Une douche bien froide!

Les beaux petis agneaux, encore plus beaux dans nos assiettes!

Me, David...


...and William!

Salut le petit...

Chut!

C'est pas des crottes, c'est des vrais phoques!

La mer de Tasman, un bleu psychédélique!

Queen of the Hill!

Moment de tranquilité...

Bon débit la douche!

Y'ont déjà été dans ma bedaine!

Qu'est-ce que ça veut dire ''No Stopping''?

Cy Young!

Y'a pas ça en NC...

Le trio infernal!

Hold up!

On va voir le canard?

'' C'est-tu'' de la vraie?

Où sont les bécosses?

Où tu vas avec mon kodak, reviens icitte!

Les filles prennent de l'air!

Sont-ici les bécosses!

Elle est aussi belle que la vue!

Notre chalet de Queenstown, not bad!

Fontaine & Bros.
GSP vs Thiego Alves.

The race is on!

On saute ou pas?

Pourquoi j'y vais pas?

T'es trop petite!

C'est trop fou, y glisse sur la caillasse!

Et voit comme ça va vite!

Ok, j'ai compris!

Où est mon chèque? Perdu dans ''mail''!

Paysage pas désagréable...

Où est mon frère Jake Blues?

Perdu dans ''mail''!

Limite de vitesse, moins que 100 km/h...

Forêt jurassique.

tiens, v'là mes petits raptors!

Attention à la pieuvre au-dessus de vous!

Faite attention pour ne pas vous faire croquer!

Forêt de brocolies.

Va vers la lumière...

À droite la jungle, à gauche la forêt amazonienne.

Attention aux roches!

La rivière de glace s'en vient!

AAaaHHhh!

Elle arrive la rivière de glace!

Thanks for the picture!

Embarque, j'irai pas vite...

Pluie passagère...

Sweet child of mine!

Je te tiens papa!

Je te laisserai pas tomber non plus!

Hello darling!


En spectacle ce soir, les French cancan!

Les roches risques pas de nous tomber dessus!

J'ai trouvé de l'or!

Regarde papa, des bécosses de luxe!

Des munitions pour caillasser!

Où sommes-nous rendus?

Viens voir le monsieur, y va te donner des bonbons!



Boys club!

Est-ce un faux décors?

4 x 4 pour homme!

Cast away!

Y fait pas chaud même si l'hiver est beau!

Pique nique à 5°C, buffet froid!

As-tu du plaisir Léna?

Australie Part 4, la Gold Coast

Nous ne pouvions pas aller en Australie sans passer par la Gold Coast(GC). La GC est en fait une longue ville où tous les villages et agglomérations qui s’enchainent pendant 70 km le long de la côte de l’océan pacifique se sont regroupés et fusionnés pour former une ville de plus de 500 000 habitants. La zone la plus connue est sans aucun doute Surfer’s Paradise(S's P). La GC est aussi le haut lieu du tourisme de masse en Australie. Il y a, concentré dans cette zone, l’équivalent de 3 parcs d’amusement genre La Ronde et 2 parcs aquatiques genre St-Sauveur, une immense plage, des magasins, des restos plus plein d’autres attractions familiales de moindre envergure. Nous avons visité deux parcs avec les enfants : Dream World et Warner Bros. Movie World. Les enfants ont évidemment adoré ce segment du voyage et je dirais même les grands aussi …

Jour 6 : Dream World

Nous quittons donc nos bons amis ; direction Gold Coast. Rapidement, on s’aperçoit que les routes convergent toutes vers la M6, la Pacific Motorway. La route est impeccable, aussi douce que le parking d’un Wal-Mart qui vient d’ouvrir. Aussi, pendant un bon bout, elle a 8 voies de circulation de large. Donc, avec les voies de services et les sorties d’autoroute, ils pouvaient y avoir en certains points 10 voies de large. Difficile de s’embouteiller. Difficile aussi pour un orignal de traverser sans se faire remarquer. Puis, sans avoir le temps d’avoir eu envie de pisser, nous arrivons à Dream World.

Là, l’enfant en moi se réveille et j’ai une envie folle d’une barbe à papa ! Nous nous précipitons alors vers les guichets pour entreprendre notre odyssée d’un jour. (Ne serait-ce pas un oxymore ?) Au premier détour, c’est la ruée vers l’or et toute la famille (même la petite chouchou) embarque dans le Thunder River Rapids Ride. À la sortie, on nous propose une photo prise automatiquement dans l’action. On se laisse tenter, c’est la dernière fois ! Nous n’étions pas vraiment familiers avec cette attrape touriste qui nous a été proposé 175 fois par la suite.

Après cet épisode, nous nous dirigeons vers le Giant Drop (ce lien vaut la peine...). Ce manège est la tour d’amusement la plus haute du monde et permet la chute libre pendant un bref instant. Je demande à William s’il aimerait l’essayer avec moi. Quel fût pas mon bonheur d’entendre sa réponse positive. On s’informe d’abord s’il peut y aller et apparemment, il a la grandeur nécessaire pour le faire. Nous prenons alors notre rang. Il y avait plusieurs regards amusés qui fixaient mon ti-Wil, un peu comme si des bouchers regardaient un cochon clown se rendre à l’abattoir (j’avoue que la métaphore est un peu tordue…). Rendu au contrôleur du manège, ce dernier a même sorti le gabarit pour valider si William était assez grand. Tout juste, par la peau des fesses ! Nous voilà donc lancés. Lors de la chute libre, je suis figé par la sensation, le cœur est resté en haut. Quant au freinage, il est pratiquement brutal. Tout le long, je regarde William et je vois qu’il vit une nouvelle émotion tout comme il en vivra une autre avec la petite voisine dans quelques années en jouant au docteur. Je suis perplexe par rapport à ce qu’il me dira et regrette presque l’avoir emmené là lorsque j’entends : est-ce qu’on peut y retourner papa ? C’est bien le fils à son père !

À part le tigre que les garçons ont pu caresser, les crocodiles, kangourous et autres animaux de la faune australienne qu’on a pu voir, le reste de la journée est demeuré une journée typique dans un parc d’amusement. Nous regagnons donc nos nouveaux quartiers après une journée bien remplie.

Jour 7 : Surfer’s Paradise
La nuit a été bonne mais fraîche. Comme il n’y avait pas de chauffage, nous nous sommes bien abrillés et ne le dites à personne, j’ai fait fonctionné la cuisinière à gaz pendant une couple d’heures pour casser la crudité…

Nous sommes maintenant à S’s P, et tout nous indiquent que c’est ici le downtown : trafic, gratte-ciels, magasins, rues bondées, beau monde, etc. Nous trouvons vite un stationnement souterrain dans le cœur de S’s P. Depuis le début du voyage, les enfants nous demandent d’aller manger des sushis (ce n’est pas des farces). C’est le moment. Ironiquement, malgré la proximité de la mer, nous avons de la difficulté à trouver un resto de sushis intéressant. Je quitte momentanément le noyau familial pour explorer un petit coin de la ville plus loin sans succès. Le comble c’est que durant ce moment, Sylvie a vu passer devant elle deux superbes pitounes en maillot d’or avec des banderoles sur la bedaine genre miss Hawaï Tropic. À mon retour, tout ça n’était que souvenir. Heureusement ma douce, me sachant sensible, a immortalisé ce moment de grande émotion pour que je puisse le partager avec vous… Nous finissons par trouver des sushis mais rien de comparable avec Montréal, Québec ou même Victo. Néanmoins, les enfants ont adorés.

Après une petite marche dans le sable de la plage de S’s P qui se trouve carrément au centre-ville, un peu de magasinage et un peu de flânage, c’est le temps de rentrer. Cependant, pour une raison désormais commandée par la fatigue, Léna ne l’entendait pas ainsi ! Elle a piqué une crise mémorable et est entrée dans une transe de cris et pleurs incontrôlables comme jamais nous avions vécu auparavant. Les gens s’arrêtaient pour prendre acte de la situation et a un certain moment j’ai senti le besoin de dire à la foule : ‘’Don’t worry, I’m not kidnapping that child, it’s my daughter !’’. Je vous ai dit que nous étions dans un parking souterrain et bien la crise s’est poursuivie jusque là. Imaginez la réverbération dans cet endroit échoïque et silencieux. Une dame est même venue à mes côtés pour offrir son aide. Les garçons se sentant impuissants devant la situation étaient sur le bord des larmes. Mémorable ! Vous vous imaginez bien qu’après un tel déchainement de passion que l’état catatonique allait suivre. Bénéficiant de cette tranquillité divine nous sommes retournés à notre repère et avons pris un bon souper… avec deux bouteilles de vin !

Jour 8 : Warner Bros. Movie World
Notre dernier jour avant le retour en NC. La journée commence avec quelques grains de pluie mais rien pour nous émouvoir ! On pacte nos petits et kissons goodbye notre gîte qui somme toute nous a bien plu. Suite aux recommandations de Suzanne, notre destination de ce jour est Warner Bros. Movie World. Nous ne sommes pas déçus. Déjà à l’entrée on sent que c’est différent et je dirais plus moderne que Dream World sans vouloir dénigrer. Là nous avons le choix de programmer notre journée avec les manèges mais surtout avec les nombreux spectacles sur différents sites. En vrac, je vous donne un aperçu de ce que nous avons vu :

- Spectacle de cascades de voitures : Le concept de ce spectacle est que les protagonistes prétendent tourner un film d’action devant nous. Il y a des courses, des poursuites, des explosions (dont nous sentons même la chaleur sur nos visages), des cascades, des démonstrations d’habiletés genre conduire une voiture sur deux roues de côté. Ils y a aussi une moto qui s’entremêle entre 3 ou 4 voitures et tout ça à grande vitesse dans un espace relativement restreint. Une vraie chorégraphie rodée au quart de tour par de vrais professionnels dans un tourbillon de crissement de pneus. Époustouflant et en direct sous nos yeux.

- Spectacle de Shrek en 3D : Avec les fameuses lunettes 3D, des sièges qui bougent au rythme de l’âne qui galope, des jets de fine bruine qui nous asperge lorsque le dragon éternue (dégueu), des jets d’air aux pieds pour simuler des bibittes qui passent entre les pattes et bien sûr des flèches holographiques qui nous arrivent direct dans le front. Ludique et sensationnel.

- Apparitions de personnages célèbres dans la zone principale du parc :
o Intervention de Batman dans sa Batmobile pour capturer des vilains.
o Aventures de Scooby Doo et sa bande dans la Mystery Machine.
o Défilé avec plusieurs personnages célèbres dont Marilyn Monroe et tous les autres nommés précédemment.

Il y a eu aussi plein de manèges qui ont marqué l’imaginaire des enfants dont l’expédition dans le vaisseau de Batman qui était un véritable simulateur de vol articulé, les motos montages russes propulsées par une catapulte magnétique, la fameuse pitoune (pas celles de S’s P) et bien d’autres. Comme nous étions sur le chemin du retour vers la sortie du parc, il s’est mis à pleuvoir des trombes question de nous rafraichir. J’ai pu courir jusqu’à la voiture et revenir ramasser tout le monde qui s’était réfugié à l’abri. C’est le seul disons contretemps météorologique que nous avons eu durant nos vacances. On mène vraiment une bonne vie !

Le soir, rendu à l’hôtel, pas trop loin de l’aéroport, nous nous sommes offert un festin thaïlandais où nous aurions pu inviter 3 ou 4 autres personnes tellement il y avait de la bouffe. Nous sommes allés au lit, prêts à retourner à la maison et satisfaits de nos vacances.

Jour 9 : Retour paisible à la maison sans histoire.

Surprenant non ?

Fin du récit, finalement!!!

C'est-tu le vrai?
Les vedettes sur le grand écran!

Tout un driver!

Twitty en cage!

Scooby Doo, Where are you?

La pitoune nous fait tous mouiller!


Calamnity Jane et sa maman!

Viens voir le monsieur, y va te donner des bonbons!

Chevette 1989 modifiée!

Sylvie et William sont en haut!

lundi 5 octobre 2009

Australie part 3, visite chez les Lafond

Notre voyage en Australie à certainement été marqué par notre visite chez les Lafond. Connaissez-vous Martin Lafond ? Ah Martin, il me fait penser à Brad Pitt. Pitt a eu une jeunesse un peu tourmentée avant de trouver la stabilité avec Angelina, même chose avec Laf avant de trouver Suzanne. Les Pitt-Joly ont une famille avec beaucoup d’enfants, les Lafond-Veilleux ont 4 beaux enfants. Brad Pitt est beau bonhomme, charmant et charismatique… Finalement Laf ne me fait pas penser à Brad Pitt pantoute !

Sérieusement, Martin est certainement le père de famille avec de jeunes enfants qui est le plus en ‘’shape’’ que je connaisse. Moi et beaucoup d’autres avons troqué l’adage esprit sain dans un corps sain au profit de celui de fait ce que tu peux en évitant de sombrer dans la folie. Par contre, je vois la lumière au bout du tunnel ; j’aurai 55 ans lorsque Léna en aura 18 !

J’ai connu Laf au secondaire. J’étais un peu le rebelle parmi les enfants de bonne famille. D’ailleurs la professeure de math du Sec I, Clarisse Larosée, doit encore faire des cauchemars en pensant à moi, si le ciel n’a pas déjà son âme ! Heureusement, la fréquentation de bons garçons comme Martin et l’influence déterminante de mon prof de bio de Sec II, Léo Chabot m’ont permis de reprendre la ‘’bonne voie’’. L’année suivante, Laf et moi commencions nos carrières de basketteur avec les Polypus. Cela a duré jusqu’à la fin du CEGEP. Nous sommes devenus de bons copains. J’ai peut-être même contribué un brin à l’essor du couple Lafond-Veilleux lors d’une tentative de séduction échouée de Suzanne qui s’est transformé en apologie de Laf. Je n’ai jamais été un bon cruiser !

Trêve de blabla, continuons le récit du voyage…

Fin jour 3 :

Nous quittons donc le zoo pour Brisbane ou plutôt Corinda chez les Lafond : 92.9 km (about 1 hour 54 mins) qui disent sur Internet. Rendu à Brisbane, malgré le fait que la même rue eût changé de nom 8 ou 9 fois (ce n’est pas des farces) nous réussissions à trouver nos points de repères. Ça semblait par contre trop beau pour être vrai. En effet, les instructions nous commandaient de prendre la Bradfield Highway alors que naturellement nous nous sommes retrouvés sur le Story Bridge. C’est donc en voyant l’eau en-dessous de nous que nous nous sommes dit que nous avions pris la mauvaise direction. Mais rebrousser chemin sur un pont, ce n’est pas évident. Nous avons donc pris la première sortie après le pont et sommes arrêtés pour obtenir de l’information. La première personne qu’on a interceptée a d’emblée voulu nous aider. Par contre, la Bradfield Hwy ne lui disait rien. Elle nous a donc demandé où nous allions. À notre grande surprise, elle ne nous faisait pas revenir sur nos pas mais disait plutôt qu’on était dans la bonne direction. Voyant mon scepticisme évident, elle partit chercher un bouquin de cartes de Brisbane et des environs à peu près épais comme l’annuaire téléphonique de Sorel-Tracy, les pages jaunes inclus. Elle me montra la route sur plusieurs cartes et m’offrit simplement le recueil avec le sourire et un sincère good luck. Je n’en croyais pas mes yeux. Quel civisme, quelle courtoisie, je ne suis pas certain que j’aurais eu la même affabilité à Montréal…

Après cette heureuse rencontre et quelques autres détours impromptus, nous arrivons enfin chez les Lafond mais non sans avoir le sphincter sous les aisselles ! À notre grand bonheur, nous étions toujours attendus pour le souper. Les parents autant que les enfants étaient contents de se retrouver. C’était aussi plaisant d’entendre la langue de Molière après ces quelques jours d’exposition à la langue de Crocodile Dundee. De plus, par un heureux hasard, les parents à Suzanne étaient en visite en même temps et ne semblaient pas contrariés de nous voir les binettes ! Le temps déposer nos valises dans nos quartiers qu’un bon repas nous était servi. Évidemment, nous l’avons bien arrosé. Évidemment, certains plus que d’autres. Néanmoins, nous sommes demeurés raisonnables et sommes allés au lit pas trop tard. Par contre, je suis pas mal convaincu qu’avec quelques années en moins, la maman à Suzanne serait probablement partie sur la brosse avec moi ! Avec la visite du zoo, ce repas terminait la journée de belle façon et la thématique était bien bouclée car j’oubliais de le mentionner, Martin et Suzanne nous ont servi quelque chose de bien typique et exotique pour souper : des brochettes de crocodile !

Jour 4 : Bribie Island
Après une bonne nuit de sommeil, tout le monde est frais comme une rose. Tout le monde ? Peut-être pas… Le déclic s’est produit rapidement entre les enfants. La mascotte officielle, j’ai nommé Léna, a charmé les trois plus grands des Lafond. C’était très comique et presque surréaliste d’écouter les enfants parler entre eux. Après seulement 8 mois, mes enfants s’expriment déjà avec l’accent caldoche mais après 18 mois, on croirait que les petits Lafond sont des anglophones qui parlent français. S’ils avaient eu à jurer, je n’aurais pas été surpris d’entendre un ‘’chien-vache’’ à la manière d’Eddy Shack des Grandes Gueules ! C’est fascinant de constater comment l’apprentissage du langage chez les enfants est global par rapport aux adultes où c’est davantage mécanique. Mais faites-vous en pas, à leur retour au Québec, après seulement quelques mois, nos petits chérubins redeviendront de fières émules de Plume Latraverse ou de Richard Desjardins.

Le planning de la journée était une sortie à Bribie Island, une superbe île à 1 heure de Brisbane accessible par véhicule. Là-bas, on était supposé sillonner la plage avec Tante Blanche, le 4 x 4 Toyota pour adultes des Lafond. Malheureusement, rendu au kiosque de délivrance des permis d’accès aux sentiers, l’agent nous apprenait que ceux-ci étaient fermés suite aux grandes pluies des jours précédents. Déception ! Fallait par contre extérioriser par un autre moyen notre virilité. Nous avons donc fait une partie de rugby sur la plage. Avec une humilité qui est à leur honneur, les Lafond ont reconnu notre supériorité sans équivoque. La théorie de Darwin restait intacte. Une leçon de rugby venait d’être administrée et la loi du plus fort venait de s’exprimer dans toute sa splendeur.

Nous avons profité de l’endroit pour prendre un bon lunch dans un parc pour enfants adjacent à la plage. Le parc était petit mais charmant ; des jeux originaux qui ont ravis les enfants, des BBQ au gaz en acier inox mis gratuitement à la disponibilité des usagers et une propreté irréprochable. Martin nous a emmenés dans un petit snack où des mets typiquement australien étaient vendus à la pièce. Nous avons alors fait le plein de Sausage Rolls, Aussie Meat Pie et autres gourmandises qui ont délecté les papilles de tous et chacun.

Sur le chemin du retour, les flics ont fait un petit contrôle inopiné pour vérifier si tout était en ordre et pour s’assurer que notre sortie à la plage n’était pas de la même nature que mes escapades de jeunesse à Saint-Gabriel de Brandon pour les beach party CKOI.

De retour chez les Lafond, une bonne sauce à spaghetti maison démarrée le matin même dans la mijoteuse nous attendait. C’est qu’elle est efficace Miss Veilleux ; nourrir 13 personnes avec un minimum d’efforts reste quand même un exploit peu commun. Monsieur et madame Veilleux ayant pu se reposer quelque peu durant la journée, nous étions de nouveau prêts à nous faire chatouiller le palais par les richesses du terroir australien afin d’accompagner dignement notre repas. Encore du bon temps et une journée qui se termine bien. Repos mérité.

Jour 5 : Ballade dans les parcs
Le programme de la journée est bien défini mais d’abord il faut déjeuner. Et quoi de mieux que de bonnes crêpes au sirop d’érable entre québécois en sol australien. Par contre, dans cette partie du monde, notre produit national ne se retrouve pas sur n’importe quelle tablette de supermarché. C’est d’ailleurs pour cette raison que Suzanne a eu un petit pincement au cœur en ouvrant ce qu’il semblait être la dernière canne de sa réserve… Par contre, le jeu en valait la chandelle. Les petites crêpes minces ont délecté le palais des plus jeunes et plus vieux.

Par la suite, départ pour le Rock Riverside Park à 15 minutes de la demeure des Lafond. Wow ! Quel beau parc ; immense, moderne, familial et bien entendu d’une propreté nickel. Le parc a été érigé sur le site d’une ancienne cimenterie où une bonne partie des équipements industriels tels que convoyeurs, concasseur et séchoir rotatif (Kiln Dryer) ont été transformés en artéfacts industriels bien intégrés au paysage urbain. Très réussi. Petite parenthèse culturelle, des coraux morts provenant de Moreton Bay furent jadis acheminés par bateau à la cimenterie pour agir comme substitut à la chaux dans la composition du ciment.

Outre le parc, les gens que nous avons croisés étaient formidables. Je n’ai pas compté les fois où je me suis fais appelé ‘’Dude’’, ‘’Mate’’ ou ‘’Buddy’’. Pour les femmes, c’était ‘’Honey’’ ou ‘’Darling’’ ! Comme c’était un dimanche et qu’il faisait beau, le site était bondé et les BBQ au gaz étaient tous occupés. Ce ne fut par contre pas long avant qu’on fraternise avec des occupants d’un module et qu’on fasse cuire notre bouffe. Martin et Suzanne avaient tout prévu pour nous faire vivre l’expérience ‘’Brisbaners’’. En effet, le menu du midi était des Sausage Rolls sur le BBQ. Il s’agit en fait d’une tranche de pain de mie fraiche et non rôtie avec une grosse saucisse grillée genre Toulouse fumée nappée du condiment de notre choix. Humm, j’en veux encore ! Les enfants et les adultes se sont garrochés là-dessus comme la misère sur le pauvre monde et bien repus, nous sommes retournés sue l’avenue Gray.
Pas pour longtemps ! Le temps de récupérer M. et Mme Veilleux que nous étions repartis pour Brisbane à South Bank Parklands. Cependant, l’ajout de ces deux passagers dépassait désormais la capacité nos véhicules. Les femmes se sont alors proposées de partir ensemble en utilisant le transport en commun et nous rejoindre à South Bank question de nous faire passer un moment privilégié avec les enfants… Elles nous ont rapidement retrouvés et racontés combien les enfants leurs avaient manqués et comment elles n’avaient pas payé les droits de transport grâce à leurs yeux doux et envoûtants qui n’avaient pas laissés le conducteur de bus indifférent… Ah le charme de la femme mûre, une arme toujours aussi redoutable !

De notre côté, Martin bénéficiait de l’agréable compagnie de sa belle-maman et moi de M. Veilleux. Avant de poursuivre, je dois glisser un mot sur M. et Mme Veilleux. D’abord, il y avait une très légère appréhension par rapport à la réunion de parents à Suzanne et de votre humble serviteur sous un même toit. Je dois dire que c’est tout-à-fait compréhensible car une simple extrapolation de quelques unes de mes péripéties de jeunesse pourrait laisser entrevoir une rencontre du troisième type pour M, et Mme Veilleux. Heureusement, ce ne fût pas le cas. Bien au contraire, La paternité, et ces temps-ci la maternité, ont eu un effet bénéfique sur ma personne si bien que mes rapports avec les gens sont moins primitifs. N’importe, de mon côté, j’ai trouvé les parents de Suzanne charmants, vifs d’esprit et très agréables

South Bank est un endroit idéal pour flâner lors d’une belle journée ensoleillée. Il y a des boutiques, des restos, des amuseurs publics, des jeux pour enfants, des fontaines et des bassins d’eau, des fleurs à profusion et des parcours piétonniers très sympathiques, tout ça en bordure de la rivière près du centre-ville. Un autre lieu de merde quoi ! Honnêtement, ce que j’ai pu voir de Brisbane et la région jusque là m’y amènerait demain matin pour y vivre.

Le temps de finir de se frotter les yeux d’émerveillement qu’il était l’heure de souper. Fallait pas quitter l’endroit sans goûter aux fameux fish’n chips bien graisseux de la place. Quel soulagement de voir Martin se lâcher ‘’lousse’’ comme tout être normalement constitué devant un plat contenant de si bons lipides ! Délicieux et bien agrémenté par les mouettes australiennes, c’est-à-dire les ibis qui, par la couleur de leurs déjections, semblent se nourrir de déchets nucléaires radioactifs ! Une autre belle journée bien remplie avec un plein de souvenirs impérissables pour tous sauf pour celui que David a récolté autour de son œil alors qu’il a voulu imprégner sa face dans le fond d’un bassin d’eau en voulant sonder la température de celle-ci. Le temps que son linge sèche que tout était oublié.

Jour 6:
C’est le moment de dire au revoir à nos amis. Nous profitons d’un dernier déjeuner avec eux et d’un petit détour vers l’école des petits Lafond pour étirer le plaisir. Là encore, ce qui semble une activité anodine en apparence nous séduits complètement. L’école de Corinda ressemble en rien à ce que nous connaissons. Le terrain est tellement grand que je ne laisserais pas mes enfants s’y aventurer sans GPS. Il est vert avec des grands turfs de sport. Il y a des arbres et les nombreux bâtiments regroupés par niveau de classe y sont bien intégrés. Ça ressemble à un grand jardin. Très loin de la petite cour d’école en garnotte de William. De plus, j’adore leur philosophie où il n’est pas nécessaire d’avoir une injonction de la cour pour arriver en retard en classe comme c’est le cas ici. Il n’y a pas de stress, les enfants arrivent quand ils veulent et non pas à motiver leurs absences pourvu que ça reste dans le domaine du raisonnable. Le stress commencera bien assez vite lors de la vie adulte. En effet, comme tout bon anglo-saxon, les australiens sont bien structuré et respectueux des règles en place. Ici, la dernière place où la société a l’illusion d’avoir un contrôle sur ses citoyens est l’école car il ne s’agit encore que d’enfants. Tout est strict et le moindre écart demande des justifications à ne plus finir. Rendu adulte, tous ces beaux jeunes deviennent davantage révoltés ce qui résulte en une société moins stable. Le parallèle pourrait se faire entre le Canada Anglais et le Canada Français ou entre la France et l’Angleterre. C’est vraiment culturel.

Bon, maintenant que je vous ai bien endormi avec mes corrélations à 5 cents, la dernière partie de notre voyage traitera de notre passage sur la Gold Coast où tout est fait en sorte pour garder les sens éveillés. Aller, maintenant direction Dream World…

Allez-y mes hommes!

La victoire ou la mort!

Les vautours à la table!

Amis et cie.

Les Dalton, le plus grand c'est pas le plus futé!

Les saisons de Suzanne: spécial BBQ

Regarder bien, je vais plonger!

Du bon blé d'inde...

Qui a soif?

Prends-la ta photo, chu pu capable!

Amuseur pas très amusant...

Les chemins de South Bank

Miam miam miam

C'est l'heure de l'école!

mercredi 2 septembre 2009

Folies de Graduation

L'année scolaire est achevée au deux tiers et les vacances de fin de trimestre arrivent à la fin de la semaine; 2 semaines. De plus, il y a aussi 4 jours pédagogiques au cours du mois de septembre et les enfants manqueront 2.5 jours car nous seront en vacances en Nouvelle-Zélande. Donc, pour ce mois-ci, mes garçons auront seulement 5 jours d'école!

En fait, avec 1 semaine de congé à chaque milieu de trimestre, 2 semaines de congé à la fin des trimestres 1 & 2, 10 semaines à la fin de l'année, et sans oublier les 20 congés ou journées pédagogiques éparpillés ici et là dans l'année, on peut dire que le calendrier scolaire calédonien est pas mal aéré! Imaginer le casse-tête pour les familles dont les deux parents travaillent...

William est en CE1 (Cours Élémentaire 1). C'est l'équivalent de la deuxième année au Québec. Il a commencé l'année en CP1 (Cours Préparatoire 1) mais après quelques semaines, j'ai demandé qu'il change de niveau. J'ai demandé ce changement car je voyais qu'il perdait son temps et qu'il avait l'âge nécessaire et les pré-requis voulus, dont savoir lire, pour être en CE1. Depuis, il va très bien. Ses bulletins sont excellents et demeure parmi les bons de sa classe.

David est en maternelle SM1 (Section Moyen 1). Il sera en Section Grand l'an prochain avant de changer d'école pour rejoindre William lors de notre dernière année ici. Au même âge, il sera au même niveau que son frère. David va très bien aussi. Il s'est maintenant dégêné et a son cercle de copains confirmé. Ses bulletins sont aussi très bons et il participe amplement aux activités de la classe.

J'en profite pour mettre les photos d'école des garçons et quelques autres.

Vous ai-je dit que je suis aller voir les baleines?

Mon père m'a envoyé péter dans les fleurs!

SM1 Classe 2009

CE1 Classe 2009

Un étudiant modèle.

Un élève studieux.