vendredi 27 mars 2009

Fallait que je l'écrive!





































Ce vendredi soir 27 mars, mes enfants sont des anges! Tous ceux qui ont 2 enfants ou plus comprendrons que 97% du temps la chanson de Kevin Parent Boomerang est tout-à-fait approprié pour définir notre état d'âme. C'est-à-dire que lorsque nos enfants sont turbulents (97% du temps), on a le goût de les propulser haut dans les airs puis mettre la cartouche dans le fusil et crinquer le chien, clic pow j'l'ai eu le ciboi...

Par contre, 3% du temps, on a droit à une belle surprise qui fait oublier les moments plus sombres. Ce soir mes ''gosses'' (je ne parle pas de mes parties génitales) ont été des exemples de bonne humeur en conserve! Pas de chialage, pas de criage, pas d'obstinage. Bref, rien qui me rappelait la présence féminine dans une couple (allez faites vos commentaires mesdemoiselles!).

Tellement que leurs habituelles élucubrations pour jouer à la Wii une fois en congé m'ont touché pour la première fois un vendredi soir! Pour votre information, nous avons acheté la console Wii dernièrement et nos ''boyzs'' sont rapidement devenus accros. De notre côté, on leur accorde le droit de jouer strictement la fin de semaine et seulement si tout à bien été durant la semaine. Habituellement ils peuvent jouer le samedi mais ce soir, ils ont joué! Il faut bien que je monnaye leur bonne volonté! De plus, c'est de leur temps. Bon, je me suis assez justifié et j'assume peu importe ce que vous en pensez!

Mes petits bonhommes et ma petite bonne femme ont vraiment été génial ce soir et je tenais à le souligner. Par contre, cet équilibre est si fragile que ma réjouissance restera bien encadrée. Demain est un autre jour!

Je suis bien drillé, n'est-ce pas? Je profite du moment surtout que ce soir la température était magnifique. Nous avons mangé sur la terrasse sous une température qui nous fait oublier l'ennui de la mère patrie...

jeudi 19 mars 2009

Les Floralies de Nouméa












































































































































































Près de trente ans après de succès des Floralies internationales de Montréal (ça ne me rajeunit pas!), voici maintenant les Floralies de Nouméa.

Je vous propose un échantillon des fleurs que l'on retrouve dans notre jardin (ici une cour est un jardin et un jardin est un potager, pas fous ces Français!). Je ne les connais pas vraiment et je n'ai pas cherché à les connaître mais ceux qui sont intéressés par l'horticulture peuvent se laisser aller et faire de petites recherches. Je sais qu'il y a des bougainvilliers et des hibiscus car ce sont des fleurs communes ici et il y a des rues et des endroits qui portent leur nom. Aussi, dans le bouquet de fleurs que Sophie et Bertrand nous ont offert lors d'un souper à la maison, il y a un oiseau de paradis. Pour le reste, faites vos suggestions!

Pour adultes seulement




























Bonjour les tits namis. Le temps passe trop vite, ça fait presque un mois que je n'ai pas écrit un petit article. J'attendais que vos émotions soient rétablies suite au congédiement de Carbo...

Je vais donc y aller avec un sujet léger. Le titre pourrait laisser entendre votre sujet préféré surtout pour les femmes bande de petites coquines mais non, il s'applique plutôt pour la sauterelle. Avouer qu'elle est quelqu'un! On a trouvé ça dans notre entrée de cour un beau matin avec le chat de la voisine dans la bouche... Sans farce, je pense que même le bonhomme du Royaume des animaux de la mutuelle d'Omaha aurait été impressionné. Surtout quand elle a ouvert ses ailes pour s'éloigner. On aurait cru entendre des paires de mains en plastique qu'on fait claquer dans les arénas pour faire du bruit. L'analogie n'est même pas exagérée.

Cette grande sauterelle verte se nourrit, à part des chats, principalement de feuilles de bananier. Celle-ci n'était pas très agressive mais je lui ai quand même servi un sérieux avertissement pour qu'elle sache qu'elle se trouvait sur mon territoire...

Les autres photos montrent des petits lézards qu'on appelle margouillat. Celui que l'on voit dans la fenêtre est au-dessus du bain de Léna. Pas la peine de dire qu'elle est excitée lorsqu'elle en voit un. Elle agite alors ses mains et dit ''bye bye lézards'' ou plutôt ''Bye bye héiarres''!

Jusqu'à maintenant, nous en avons observé 2 espèces. Il y a comme celui de la fenêtre qui semble translucide et qu'on aperçoit surtout le soir (on en a vu à peu près 14 sur le mur du cellier de rangement un soir en revenant de chez des amis) et il y a des noirs (première photo) qui se tiennent davantage au sol, dans la pelouse aux abords de murets. D'ailleurs, je peux voir plusieurs dizaines de ces derniers lorsque je tonds la pelouse. Peut-être devrais-je en capturer quelques uns et préparer un petit sauté aux geckos!

Miam-miam!

jeudi 26 février 2009

Two down, one to go!


















Les garçons ont recommencé l'école la semaine dernière c'est-à-dire le 19 février à 7h32 pour William et 7h43 pour David! Yabadabadouuuu!

Je ne me réjouis pas nécessairement de cette situation mais disons qu'il était temps!

Comme vous connaissez William, il avait hâte. Ce petit moulin à paroles qui posent 101 questions à la minute commençait sérieusement à avoir besoin de stimuli. Je me suis aventuré à lui expliquer le concept mathématique de l'infinie alors qu'il me demandait quel était le plus grand chiffre de l'univers. J'ai ouvert une boîte de Pandore ! Il a tellement posé de questions sur le sujet qu'il aurait rendu Stephen Hawking dingue si ce dernier avait été coincé devant lui avec son fauteuil roulant en panne!

Pour William, l'entrée scolaire s'est très bien déroulée. Le fait d'avoir été 2 mois à la ''maternelle des grands'' en fin d'année 2008 lui a été très bénéfique car dès les premiers jours d'école, il doit recopier en lettres attachées les consignes du ''maître'' au tableau pour les devoirs du soir. Il doit donc savoir lire et écrire à sa première semaine en première année!

David lui était plus mitigé à l'idée de recommencer l'école. D'ailleurs sur une des photos on peut voir que l'expression de son visage ne reflète pas nécessairement le parfait bonheur. Lorsqu'il avait fait ses deux mois à l'école Les Lys à l'automne 2008, dans la section ''maternelle des petits'', c'était totalement différent. Il commençait alors l'école avec son meilleur ''pote'', j'ai nommé son frère William! C'était à ce moment davantage un jeu pour lui. Les deux étaient à la même place, ils se côtoyaient matin, midi, soir et aux récréations. Par contre, jeudi dernier, David commençait seul la ''maternelle des moyens'' encore une fois dans une nouvelle école avec des nouveaux amis.

Par contre, notre David est fait fort malgré ses 3 ans et 3/4 (le 3/4 est important pour notre petit homme!). Il a bien eu quelques larmes mais ce n'est rien avec ce qu'on a pu observer chez d'autres enfants! On se serait cru au Mur des Lamentations tellement c'a pleurait. Ils sont en avance sur certaines choses mais les toutous, les doudous et les pouces dans la bouche à 4, 5 et 6 ans, c'est la règle et non l'exception ici! Heureusement le ''maître'' de David est vraiment cool (pas mal moins ''stiff'' que celui de William). David l'a déjà bien accepté et son sourire est redevenu joyeux.

Lundi prochain Léna commence la garderie les matinées; je me prépare aux véritables lamentations! C'est maintenant moi qui suis mitigé...

vendredi 20 février 2009

Des couacs en vrac



















Lors du premier bloc de congé de 4 jours de Sylvie, nous avons décidé d'effectuer notre première véritable sortie en famille. Nous sommes allés à l'îlot canard (ou l'île aux canards). Cette île est facilement accessible depuis Nouméa grâce à des bateaux-taxis qui nous y conduisent en 5 minutes.

Ce petit site est très intéressant surtout à cause de son sentier sous-marin où petits et grands peuvent observer une multitude d'espèces de poisson. Aussi, l'île est aménagée de sorte que l'on peut se prélasser sans soucis sur des chaises sous un parasol ou un faré, et se restaurer d'un bon cheese burger à la Obama.

Nous y sommes allés en semaine donc il n'y avait pas trop de monde à notre grande satisfaction. De plus, comme c'est relativement familial, il n'y avait pas vraiment d'exposition de silicone au grand désespoir de mes garçons... Nous avons seulement observé une dame d'origine asiatique d'un certain âge qui baladait quelque chose qui ressemblait davantage à des Egg Rolls réchauffés aux micro-ondes. Je crois qu'il n'est pas nécessaire de préciser que nous n'avons pas mangé du ''chinois'' ce soir là!

La température était magnifique. Ça ressemblait vraiment à une journée de vacances ''dans le sud''. Nous avons bien apprécié, c'est de bon augure pour nos prochaines sorties.

dimanche 15 février 2009

Le Retour du roi...























Tout le monde a fêté le Retour du roi... ou plutôt de la reine! Non, non, le papa de Sylvie ne s'appelle pas Arathorn. Puis, même si le site de Goro peut s'apparenter au Mordor, l'analogie s'arrête là.

Comme prévu, il y a eu du jambalaya et un bon Merlot. Nous avons donc pris un bon souper sur la terrasse et nous nous sommes bien régalés.

Par contre, après ce premier bloc de 4 jours seul avec les enfants, comme disait mon père, j'avais le t-d-c en dessous du bras! Ou encore, tout comme ce bon député français branché qui nous rappelle nos racines, je pourrais écrire que j'avais la plotte à terre. On peut s'en apercevoir sur la dernière photo qui du même coup dévoile ma véritable identité. Hé oui, il existe! Certes j'ai dû adapter ma tenue vestimentaire car avec les manches longues et la cape, il faisait vraiment trop chaud.

Ma fatigue est totalement justifiable. J'aimerais bien ça vous voir vous occuper de Mr Fantastic, Hulk et Storm alors que Wonder Woman est au travail, ça fatigue son homme!

Bel Air, Nouvelle Calédonie






































Puisque le site de Goro se trouve relativement isolé, une petite ville s'est développée pour loger et nourrir tout le personnel qui gravite autour du projet. La première photo montre l'envergure de cette ''base-vie'' qui accueille environ 5000 personnes. Il y a même eu pendant les 6 premiers mois de 2008, en période de pointe de construction, un bateau de croisière (le New Flamenco) amarré au port de Goro dans la baie de Prony pour augmenter temporairement de 700 places la capacité de la base-vie.

La zone la plus importante en terme de capacité s'identifie en évidence au centre de la première photo. Ce sont principalement des travailleurs de la construction, surtout philippins, qui y séjournent. C'est aussi la zone de plus bas de gamme. Les philippins acceptent volontiers cette situation. Même si la plupart sont qualifiés, ils demeurent du ''cheap Labor'' et acceptent souvent des conditions que les occidentaux refuseraient catégoriquement. La République des Philippines n'est pas très loin de la NC. Avec ses 90 d'habitants et ses 8 millions de travailleurs migrants éparpillés sur tous les continents, ce pays représente un des plus importants exportateurs de main-d'oeuvre dans le monde.

Encore sur la première photo, on aperçoit une ligne rouge qui pointe la zone où se trouve Sylvie. La deuxième photo constitue un agrandissement de cette zone et une autre ligne rouge pointe la roulotte de notre ingénieure de production. Comme vous pouvez le constater sur les autres photos, ce n'est pas le dernier modèle de fifth wheel de luxe présenté au salon du VR de Montréal. La chambre de Sylvie est considérée de moyenne gamme sur la base-vie. Il y a trois gammes plus basses (dont les chambres des philippins) et peut-être deux autres plus hautes (directeurs, superviseurs, ingénieurs, etc.). Éventuellement, Sylvie devrait obtenir une ''promotion'' lorsque de meilleures chambres se libéreront.

C'est certain que cette situation représente probablement l'aspect le plus sombre de notre expérience. À première vue, le petit lit d'hôpital militaire, la petite TV et tout le reste pourrait rendre la situation rébarbative pour plusieurs. Par contre, les gens sont conditionnés. Ils sont logés, nourris et sont tous dans le même bateau. Il se développe même un esprit communautaire et amical. Il y a des installations sportives et même un bar pour socialiser. La situation est loin d'être misérable et Sylvie n'est vraiment pas malheureuse là-bas (message pour les parents!).

De toute façon, le jour où cela ne fera plus notre affaire, on ne se cassera pas le bicycle. On prendra nos cliques (on n'a pas de claques, y'a pas de gadoue ici!) et bonjour la visite!